Cette histoire s’est déroulée il y a environ 5 ans au mont Big Slide dans les Adirondacks. À l’époque je débutais le défi d’ascension des 46 sommets de 4000 pieds des Adis. C’était une belle journée au mois de juin si ma mémoire ne fait pas défaut. Nous étions un groupe de 4 randonneurs et l’objectif de la journée était d’atteindre le sommet de Big Slide. Normalement, il s’agit d’une randonnée d’environ 15km, mais comme nous étions arrivé vers 10h30, le stationnement du Garden à Keene Valley était déjà plein depuis très longtemps. Nous avons finalement stationné la voiture au stationnement municipal de Keene Valley en bas de la côte 2-3 km plus bas et avons commencé notre marche sur l’asphalte jusqu’au départ du sentier. Pour l’instant ce détail peut paraitre insignifiant, mais il va gagner en importance vers la fin de l’histoire.

Au départ tout va bien. Les deux filles qui nous accompagnent mon ami Tommy et moi étaient un peu moins en forme que nous alors nous prenons un rythme de marche qu’elles peuvent soutenir sans trop d’effort. Rapidement, nous arrivons au 3 Brother. Il s’agit de trois petits sommets exposés où l’on marche sur la crête qui les relient. C’est un endroit d’une beauté extrême. En cette journée ensoleillée, nous avions une vue formidable sur le Great Range. Le Great Range est une chaîne de montagne qui inclut plusieurs des plus hauts sommets des Adirondack et dont le relief très accidenté est caractérisé par ses fameuses slides (glissements de terrain).

Après une pause collation bien méritée sur un des Brothers, nous avons repris la marche vers le sommet. En quittant la crête exposée, le sentier entre dans une forêt dense composée principalement de conifères. Il y a énormément d’arbres mort qui reposent encore sur le sol. Si je ne me trompe pas, plusieurs de ces arbres sont tombés en 2011 au passage de l’ouragan Irene qui fut dévastateur dans la région.

À un certain point les filles avaient décidé d’accélérer un peu le pas et de prendre de l’avance. Nous devions être environ au 2/3 du chemin vers le sommet quand nous avons rejoint les filles. Une d’entre elle était assise au sol en douleur, car elle venait tout juste de subir une entorse de la cheville. Je ne me souviens plus de quel côté était l’entorse, mais je me souviens clairement que cette amie avait une douleur intense à la marche à ce moment précis.

Elle s’était blessée en glissant sur une racine mouillée par la pluie de la veille. À l’instant où elle y avait déposé son pied, sa cheville avait tournée vers l’intérieur et la douleur était aussitôt apparue.

À tout ceux qui débutent la randonnée; méfiez-vous du terrain quand il est mouillé. Les racines ou les troncs d’arbres quand ils sont humides sont probablement la surface la plus glissant sur laquelle vous aurez à marcher sur un sentier de randonnée. Vient ensuite les roches. Certaines sortes de roches sont très glissantes lorsqu’elles sont humides et d’autres le sont moins. Prenez toujours votre temps quand vous devez déposer le pieds sur une de ces roches. En résumé, quand tout est humide au lendemain ou durant une journée de pluie, évitez les racines ou bios de bois à tout prix et essayez le plus possible de marcher sur la terre. Lorsque c’est nécessaire, utilisez les roches, mais faites bien attention pour ne pas glisser.

Voici les surfaces à prioriser pour y déposer son pied et éviter les blessures:

  1. le sol
  2. les roches
  3. les racines ou troncs d’arbres

Après quelques minutes de repos, la douleur était encore bien présente, mais elle était beaucoup moins vive. N’empêche que toute mise en charge sur sa cheville était pas mal douloureuse. J’ai rapidement testé son ligament blessé pour confirmer la blessure. Le ligament n’était pas complètement déchiré, mais il y avait un certain jeu en le testant et un début d’ecchymose commençait à apparaître sur le côté externe de la cheville. Ce qui m’inquiétait le plus était qu’un de ses os de la cheville ne semblait plus très bien bouger à la suite de l’entorse. Je savais éperdument que cette raideur à la cheville empêchant celle-ci de bien plier dans la le plan avant-arrière allait surtout être problématique durant la descente.

Notre ami avait entre-temps prit des médicaments anti-douleurs. Je ne me souviens plus si c’était des Advils ou des Tylenols, mais le résultat fut qu’elle sentait moins de douleur à la cheville après presque 30 minutes de repos et qu’elle voulait éperdument continuer jusqu’au sommet puisque nous étions assez près du but. Je lui ai donc fait un taping très solide pour soutenir sa cheville au maximum. Pour faire ce taping, j’avais utilisé la ½ roulette de tape athlétique que j’ai toujours dans ma trousse de premiers soins. C’est aussi moi qui lui avais fourni la médication anti-douleur, car j’étais le seul à en avoir en cas d’accident.

Voici ce que contient ma trousse de premiers soins:

Pour avoir de l’information détaillée à propos de chaque article que contient ma trousse je vous conseille l’article suivant : Que devrait contenir votre trousse de premiers soins. 

Bien que nous eussions repris notre marche vers le somment, notre vitesse de croisière était beaucoup plus lente. Notre ami semblait souffrir même si elle ne se plaignait pas. Elle parvint tout de même à se rendre au sommet ce qui représente un exploit en soit.

La descente fut un calvaire pour elle. Elle a dû reprendre des anti-douleurs à mi-chemin de la descente. Je lui ai prêté des bâtons de marche, pour qu’elle puisse s’y appuyer afin de décharger sa jambe cheville blessés.

Après plusieurs heures de descente très pénibles, nous avons atteint le stationnement du Garden. L’auto était encore à 3km au bas de la route. Tommy et moi sommes descendus chercher la voiture pendant que sa copine s’occupait de notre amie.

Après plus de deux heures de route pour retourner à Montréal, sa cheville était devenue tellement raide et douloureuse qu’elle boitait difficilement. Elle a dû utiliser des béquilles par la suite pour se déplacer et ce durant plusieurs jours. Quelques traitements de physiothérapie furent aussi nécessaires pour adresser les raideurs à sa cheville qui l’empêchait de descendre les escaliers correctement.

Après réflexions, je suis très content d’avoir eu mon tape et mes anti-douleurs pour l’aider, mais en tant que groupe nous aurions tous du redescendre avec elle immédiatement après la blessure. Parfois l’effet de groupe peut pousser un individu à persévérer pour ne pas décevoir. Dans cette situation bien précise je crois qu’elle ne voulait pas décevoir, car nous avions fait beaucoup de route pour se rendre à cette montagne et que tous les membres du groupe voulaient vraiment se rendre au somment de Big Slide.

Pour conclure, n’oubliez jamais votre trousse de premiers soins. Une simple trousse achetée à la pharmacie est selon moi pas suffisante pour la randonnée alors n’hésitez pas à utiliser ma liste pour vous fabriquer vous-même votre propre trousse de premier soins.

Besoin d’aide pour guérir votre blessure?

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